Textes « …en liberté »

1. Entrez dans la danse !
(Critique sarcastique du fatalisme)

C’est fatal, on se réclame
D’une morale qui nous fait mal
Et on croit que notre exutoire
C’est une danse quand vient le soir
Si parfois, on rêve
D’envol c’est pour brûler nos ailes
Et si ça vous freine
Ne partez pas vers la lumière
Entrez dans la danse
Prenez la file, marchez tout droit
Suivez la cadence
Du premier cri au dernier pas
C’est fatal, on nous déclame
Une morale qui vire au drame
C’est comme ça ! Et on nous balance
Un long discours sur l’existence
Égaré de rage :
« Rêver c’est se crever d’mirages »
C’est s’faire mal à l’âme
Que d’ressasser cette idée noire
Entrez dans la danse
Prenez la file, marchez tout droit
Suivez la cadence
Du premier cri au dernier pas
Entrez dans la danse
Suivez la file, marchez bien droit
Que tout recommence
Du premier cri au dernier pas
Entrez dans la danse
Prenez la file, marchez tout droit
Suivez la cadence
Du premier cri au dernier pas
Entrez dans la danse
Suivez la file, marchez bien droit
Que tout recommence
Du premier cri au dernier pas

2. Fondamentalement
(Dénonciation du freudisme)

Qui mieux que moi peut prétendre
À comprendre mes méandres ?
Et je crois : sur c’qu’on pense
Pondre une science, c’est un non-sens
Et je vois, en ce roi
Du divan, un charlatan
Qui affirme par sophismes
Qu’un penchant nous rend souffrants
Fondamental
Fondamentalement
Je suis content
D’ignorer ce complexe
Où chacun s’rait constant
Fondamental
Fondamentalement
Rester confiants
Crier qu’on le conteste
Ce délire d’inconscient
Fondamental
Fondamentalement
Tous différents !
Et ce Sigmund, he’s no good
Ça m’dégoute qu’on écoute
Ses ragots de mytho
Mégalo, démago
Qui fabriquent des disciples
Qui m’semblent tous inféodés
Car son trip nécessite
D’y passer pour pratiquer
Fondamental
Fondamentalement
Je suis content
D’ignorer ce complexe
Où chacun s’rait constant
Fondamental
Fondamentalement
Rester confiants
Crier qu’on le conteste
Ce délire d’inconscient
Fondamental
Fondamentalement
Tous différents !
Fondamental
Fondamentalement
Je suis content
Fondamental
Fondamentalement
Rester confiant
Fondamental
Fondamentalement
Tous différents !

3. Un peu d’amour aurait suffi
(Introspection d’un jeune détenu)

Un peu d’amour aurait suffi à
M’éviter tout ça
Mais comment faire pour trouver sa voie
Je porte une croix
Ma vie à moi, ce n’était pas la joie
Et tout jeune déjà, hors la loi
J’étais la proie sur qui la peur s’abat
Désormais, mon cœur a si froid
Un peu d’amour aurait suffi à
M’éviter tout ça
Mais comment faire pour dire à présent
Ce que je ressens
J’aurais bien aimé
Naître dans un autre quartier
Me sentir entouré
Par des parents attentionnés
Mais on ne choisit pas
Et parfois, c’est sans foi ni loi
Que l’on s’en prend à moi
Non, ce monde n’est vraiment pas
Un havre de joie
Un peu d’amour aurait suffi à
M’éviter tout ça
Mais comment faire pour trouver sa voie
Je porte une croix
Ma vie à moi, ce n’était pas la joie
Aujourd’hui, je reste sans voix
J’étais la proie sur qui la peur s’abat
Désormais, mon cœur a si froid
Un peu d’amour, c’était pas vraiment
En demander tant
Et comment je vais faire à présent
Pour pas finir là
Un peu d’amour aurait suffi à
Changer tout cela
Mais comment faire entendre sa voix
Dans ces moments-là
Ma vie à moi, elle n’allait pas tout droit
Aujourd’hui, on lance les débats
J’ai plus le choix mais je sais qu’on pourra
Y trouver mon cœur dans ces mots-là
Un peu d’amour aurait suffi à
Changer tout cela
Mais comment faire entendre sa voix
Dans ces moments-là

4. Va donc au diable !
(Délivrance d’une rupture amoureuse)

Ma complaisance a ses limites
Je te vois encore approcher
Comme si rien n’s’était passé
Mais cette fois tu comprendras vite
Que ton sourire si charmant
Ne me trompera pas plus longtemps
Va donc au diable
J’te dis adieu
Vivre d’espoirs
Rend malheureux
J’vais tout de même pas m’écorcher vif
En t’accordant des pardons
Autant que j’me fasse une raison
Ton amour est prohibitif
Faut s’taper les trahisons
Et les mensonges, cette fois c’est bon
Va donc au diable
J’te dis adieu
Vivre d’espoirs
Rend malheureux
(2x)
Ne soyons pas trop hypocrites
Par-delà mon malheur
Il y a eu aussi de belles heures
Mais t’accumules un tel passif
Que j’te laisse à tes démons
T’as qu’à t’trouver un aut’ pigeon
Va donc au diable
J’te dis adieu
Vivre d’espoirs
Rend malheureux
Va donc au diable
J’te crie adieu
La mort dans l’âme
Mais ça vaut mieux

5. R€vi€n$ !
(Analogies entre le vocabulaire financier et amoureux)

Encore un requin qui arrive au loin
Ça craint
Encore un qui vient pour saisir mes biens
Ben tiens
Encore une fin d’mois qui n’en finit pas
Sans toi
Encore un matin où je me souviens
Très bien
C’est toi qui bouclais les mois
Oh reviens, reviens
C’est à toi que je tiens
Je te tends la main
Car tu le vaux bien
C’est l’amour qui prime
Sans toi je déprime
Tu peux tout régler
Si tu veux rentrer
Je vais
T’aimer sans compter
C’est au pied du mur qu’on voit mieux le mur
C’est sûr
Et je te rassure, mes pensées sont pures
J’te l’jure
On aura des chiens, 101 dalmatiens
Au moins
Avec ton argent, ils seront vraiment
Contents
T’entends, j’ai des arguments
Oh reviens, reviens
C’est à toi que je tiens
Je te tends la main
Car tu le vaux bien
C’est l’amour qui prime
Sans toi je déprime
Tu peux tout régler
Si tu veux rentrer
Je vais
T’aimer sans compter
Oh reviens, reviens
C’est à toi que je tiens
C’est l’amour qui prime
Sans toi je déprime

6. Les Nomades
(Hymne à la Terre… et au temps qui nous est compté)

Un jour viendra
Où la Terre, le Soleil
Tout disparaitra
Et on s’ra des nomades
Qui voyagent
À travers le noir, le froid
Qui se souviendra
Des joies qu’on a
À connaitre un tel endroit ?
Le bleu du ciel, le blanc du sel
En plein Nevada
Ombres de dunes, un soir de lune
Dans le Sahara
L’Everest qui s’dresse
Au coeur de l’Himalaya
Murmure d’eau pure
Dans un lac du Connemara
Est-ce qu’ailleurs on pourra trouver
Un endroit qui ressemble à ça ?
Etrangers, on l’s’ra à jamais
Sans espoir de rentrer chez soi
Un jour viendra
Où la Terre, le Soleil
Tout disparaitra
Sans traces, dans l’espace
Le néant
Et surtout le noir, le froid
C’est tout c’qu’il restera
Des joies qu’on a
Tous connues dans cet endroit
Un jour viendra
Où la Terre, le Soleil
Tout disparaitra
Et on s’ra des nomades
Qui voyagent
À travers le noir, le froid
Pour peu qu’on tienne jusque-là
Mais un jour viendra
On aura perdu tout ça

7. Chanson sans opinion ?
(Pamphlet contre l’extrême-droite)

J’ai souvent comme un doute
Quand on m’promet des trucs
Qui tiennent même pas la route
Toute une bande de jean-foutres
Veulent qu’on vote droite toute
Je crois plutôt qu’leur but
C’est d’profiter des sous
Qu’on leur tend
Sur les bancs
Du parlement
C’est une chanson
Rien qu’une chanson
Sans grande opinion
Mais une chanson
C’est l’occasion
D’fustiger ces cons
Quitte à paraît’ caduc
J’veux dénoncer ces gens
Qui frappent tout azimut
Les fachos ça éructe
Des phrases qui percutent
Mais c’est rien qu’des slogans
Ils ont bien compris l’truc
S’font de l’argent
C’est navrant
Grâce aux votants
C’est une chanson
Rien qu’une chanson
Sans grande opinion
Mais une chanson
C’est l’occasion
D’ramener la raison
C’est une chanson
Rien qu’une chanson
Sans grande opinion
Mais une chanson
C’est l’occasion
D’fustiger les cons
C’est une chanson
Rien qu’une chanson
J’ai p’t’être pas raison
Mais une chanson
À l’occasion
Ça peut rendre moins con

8. Le drapeau blanc
(Chanson pacifiste et antinationaliste)

Dans un monde qui attise
La bêtise et qui nous divise
S’il faut choisir un camp
J’aime autant prendre un drapeau blanc
Sous les autres bannières
On trouve tant de va-t-en-guerre
Exhortant la nation
À combattre en son nom
L’hérésie qui fait qu’on s’étripe
Ça m’incite à brandir bien vite
Un grand drapeau blanc
Indiquant que tout simplement
Je refuse d’être un combattant
Pour satisfaire quelques arrogants
J’veux guère faire la guerre
Derrière une piètre bannière
Un drapeau blanc
Ça n’a rien de déshonorant
Et c’est moins gênant
Que des mains couvertes de sang
Quand j’regarde la télé
C’est pour voir des bandes d’allumés
Qui portent très bien leur nom
Foutant l’feu au moindre fanion
Mais j’constate en même temps
Qu’on épargne les drapeaux blancs
Même à croix ou croissant
Au milieu des bains d’sang
Alors oui, s’il faut que j’désigne
Un insigne, celui que j’m’assigne
C’t’un grand drapeau blanc
Indiquant que tout simplement
Je refuse d’être un combattant
Pour satisfaire quelques arrogants
J’veux guère faire la guerre
Derrière une piètre bannière
Un drapeau blanc
Ça n’a rien de déshonorant
Et c’est moins gênant
Que des mains couvertes de sang
Alors oui, je persiste et signe
Je m’indigne avec comme insigne
« Refrain »

9. L’incompris
(Dépit d’un artiste face au star-system)

On n’me comprend pas
Moi-même j’ai du mal, quelquefois
Faut-il voir des combats
Dans mes paroles qui sont parfois
Ostentatoires
Les mots que j’emploie sont bizarres
Signe d’espoir
Ou délires d’un vilain canard
Pas sûr qu’on comprendra
Quand j’plaisante… ou pas
Pas sûr qu’on comprendra
C’que j’entends… par-là
On n’me comprend pas
Moi-même j’ai du mal, quelquefois
Faut-il voir des combats
Dans mes paroles et auquel cas
C’est illusoire
De croire qu’ça va marquer l’histoire
Du PAF quand Gainsbarre
Lui-même dit qu’mineur est notre art
Pas sûr qu’on comprendra
Si j’le pense… ou pas
Pas sûr qu’on comprendra
C’que j’entends… par-là
En fait, on m’entend même pas
Des oies blanches s’en donnent à cœur-joie
Qui distinguera ma voix
Au milieu de ce brouhaha
On n’me comprend pas
Moi-même j’ai du mal, quelquefois
Si on n’me comprend pas
J’arrête là… pour cette fois

10. Une minute de silence (ou presque)
(Interlude)

(Instrumental)

11. Donner tort
(Éloge de la persévérance)

Si pas mal croient
Que tout va de soi
Moi, souvent j’entends
Tant de renoncements
Car on a trop peur
D’affronter les pleurs
Causés par la loi
Des rabat-la-joie
Mieux vaut encore et encore
Produire l’effort
Pour forcer le sort
Et éviter les remords
Et donner tort
Aux cons et consorts
Qui se la jouent matador
Faut être plus fort
Moi, c’est pas trop mon style
De faire une déprime
Pour plaire à l’endroit
Des rabat-la-joie
Leurs critiques faciles
Souvent anonymes
Écoutez ma voix
Elle leur répond ça :
Mieux vaut encore et encore
Produire l’effort
Pour forcer le sort
Et éviter les remords
Faut donner tort
Aux cons et consorts
Qui se la jouent matador
Faut être plus fort