Résumés « …en liberté »

1. Entrez dans la danse !

Ce titre d’ouverture est une critique sarcastique du fatalisme. Concrètement, il nous parle du carcan moral ou professionnel dans lequel on se sent parfois enfermé. Ce texte suggère que l’on a toujours la faculté de s’en sortir. Cependant, c’est traité sur le ton de l’ironie qui consiste à dire le contraire de ce que l’on pense. On pourrait donc résumer ce titre comme ceci : « Si vous pensez qu’il n’y a pas d’espoir, alors suivez le mouvement ». Cette chanson évoque notamment le texte de « Alors on danse » et fait également une allusion à « Envole-moi ».

2. Fondamentalement

Cette chanson s’attaque à un mythe : Freud ! À la lecture du « Livre Noir de la Psychanalyse » et du « Crépuscule d’une idole », on se rend compte que le viennois était un imposteur. Ses mensonges et sa fabulation ont conduit à la création d’une discipline : la psychanalyse. Or, on découvre aujourd’hui qu’il était avant tout avide de gloire et d’argent. Il a falsifié des résultats, inventé des cas, édifié des réflexions personnelles en vérités universelles, … Cette chanson, particulièrement attentive à la vérité historique, dénonce ce que l’on peut qualifier de supercherie freudienne. Découvrez tous les détails de ce titre sur son site dédié : www.fondamentalement.info

3. Un peu d’amour aurait suffi

Ce slow relate le parcours émouvant d’un jeune délinquant qui a conduit à son incarcération. Il témoigne du manque d’affection dont il a souffert montrant ainsi que les coupables sont souvent eux-mêmes des victimes de la vie. Son procès approche, il s’y prépare et il fait le vœu d’y être enfin écouté et compris. Sans qu’il soit forcément question d’indulgence inconditionnelle, cette chanson exprime mon empathie à l’égard de ceux qui font face à cette situation.

4. Va donc au diable !

Ce morceau aux consonances joyeuses se marie à un texte qui pourrait sembler négatif. Il n’en est rien ! Certes, les griefs adressés par ce garçon à son ex-fiancée sont sévères. Cependant, même s’il prend la décision de rompre, il faut avant tout le percevoir comme une libération. S’il s’enferme dans cette relation destructrice, il sait qu’il en ressortira malheureux. Voilà pourquoi ce texte est chanté avec un certain entrain. Nombreux sont ceux qui devraient y retrouver des souvenirs de leur vécu.

5. R€vi€n$ !

Ce titre présente un personnage à la fois grotesque et pathétique. Il s’agit d’un amoureux éconduit qui supplie son ex de revenir. Malheureusement, on se rend vite compte qu’il n’y a que de l’intéressement dans sa démarche. Il s’agissait pour moi de souligner les nombreuses analogies qui existent entre le vocabulaire financier et amoureux. Sans doute faut-il chercher dans la notion de possession, qui pervertit parfois le sentiment amoureux, l’explication de cette proximité de langage. En résumé, le sentiment amoureux n’est pas toujours aussi pur qu’on veut bien nous le présenter.

6. Les Nomades

Cette ballade a trouvé son inspiration dans le reportage « Les chroniques de l’univers » par l’astrophysicien Stephen Hawking. Ce reportage décrivait notamment la destinée probable de toute civilisation intelligente confrontée à l’extinction de sa planète d’origine et qui était dès lors contrainte à l’exode à travers l’espace. C’était pour moi l’occasion de composer un hymne à la Terre tout en rappelant combien celle-ci est vulnérable. À moins de nous être détruits nous-mêmes, nous pourrions devenir à moyen terme des nomades de l’espace et développer une grande nostalgie pour notre planète Terre.

7. Chanson sans opinion ?

Et si les élus d’extrême-droite n’étaient même pas convaincus de leur idéologie ? Voilà le postulat de cette chanson. Comme l’a très justement souligné Luc Besson dans sa fameuse lettre citoyenne, l’extrême-droite ne formule quasiment aucune proposition réaliste ou réalisable. L’objectif de ce genre de partis est en fait d’atteindre les quotas de vote leur permettant d’obtenir des élus dans les différents parlements et, par conséquent, de bénéficier d’un financement confortable pour leur mouvement politique… à grand renfort de campagnes totalement démagogiques.
On le voit bien, leur taux de présence dans les différents hémicycles (nationaux ou européens) ainsi que leur participation aux propositions de loi sont tout à fait insignifiants. On est donc en droit de se demander si leur discours malsain ne traduit pas en réalité une motivation davantage financière qu’idéologique.
En conséquence, plutôt que de se lancer dans des débats d’idées avec les extrêmes, n’est-il pas plus utile de rappeler à quel point il est sot d’offrir sa voix de vote à des profiteurs ?

8. Le drapeau blanc

« Le drapeau blanc » se veut le symbole qui s’oppose à ces autres drapeaux qui déchainent les passions. On le sait tous, des organisations criminelles voire terroristes agitent avec rage leur drapeau tandis qu’elles brûlent en public ceux de leurs ennemis. Tout cela est déplorable. Que peut-on y opposer si on n’adhère pas à de tels comportements ? Pourquoi ne pas arborer un drapeau blanc pour revendiquer notre humanisme, notre statut de citoyen du monde ? Tel est le thème de cette chanson rock qui dit : « S’il faut choisir un camp, j’aime autant prendre un drapeau blanc ».

9. L’incompris

Malgré ses accents tragiques, « L’incompris » est un titre qui fait la part belle à l’autodérision. Il souligne les doutes d’un artiste quelque peu présomptueux… et dont les textes sont parfois ostentatoires en commençant par ces mots : « On n’me comprend pas, moi-même j’ai du mal quelquefois ». Par ailleurs, cet incompris exprime aussi son dépit de voir, selon lui, le manque de considération dont les chansons à texte sont victimes… a fortiori depuis que Gainsbourg lui-même les a qualifiées d’art mineur. Cette référence était pour moi l’occasion de revenir sur cette fameuse passe d’armes avec Guy Béart. Un vrai moment culte …mais aussi charnière !!!

10. Une minute de silence (ou presque)

Seul titre instrumental de l’album. Il suit « L’incompris » qui se termine par ces mots : « Si on n’me comprend pas, j’arrête là… pour cette fois ». Il s’agissait d’appuyer cette phrase par un morceau non chanté qui se révèle n’être qu’un serment d’ivrogne puisqu’il est suivi d’un dernier titre qui est effectivement à nouveau chanté.

11. Donner tort

« Donner tort » a été créé en réaction à un commentaire découvert sur YouTube à propos d’un groupe régional bien connu. L’auteur anonyme de ce commentaire avait écrit : « C’est nul ! ». Cette personne se croyait sans doute détenteur du bon goût universel pour ne pas avoir pris la précaution de dire « Je trouve ça nul ! »… ce qui change tout. L’envie de composer cette chanson vient donc du manque de courtoisie et de précautions oratoires qu’on retrouve trop souvent sur la toile. Elle fait donc l’éloge de la persévérance tout en adressant une réponse à la critique facile dont on fait inévitablement l’objet lorsqu’on porte un projet. C’est sur cette note d’encouragement que se clôture définitivement l’album « …en liberté ».